Géographiquement, Madagascar reste très isolée, au cœur de l’océan Indien. Ce qui a permis le développement d’espèces endémiques, tant pour la faune que pour la flore.

L’extraordinaire variété de la biodiversité présente sur l’île lui permet d’être considérée comme un sanctuaire de la nature. Avec son taux d’endémicité exceptionnel (83 % des plantes vasculaires et entre 80 et 90 % d’espèces animales), ce n’est pas pour rien qu’elle attire les naturalistes qui s’y intéressent depuis des décennies, à l’image d’Alfred Grandidier ou de Raymond Decary.

Comment est protégée la biodiversité à Madagascar ?

À Madagascar, vous pourrez dénombrer, si vous avez le temps, près de 19 000 espèces de plantes différentes (dont un millier d’orchidées), une faune de plus de 100 000 espèces comptant 350 espèces d’oiseaux, sept espèces endémiques de carnivores, les deux tiers des espèces de caméléon existantes au monde ou encore sept des huit espèces de baobabs du monde…

Ces nombres sont impressionnants, et pourtant, certaines espèces sont en voie de disparition. D’après WWF, d’ici 2080, presque 25 % des espèces de Madagascar pourraient s’éteindre à cause du changement climatique. Parmi celles-ci, vous compterez la plupart des derniers lémuriens existants, comme le grand hapalémur, l’un des lémuriens les plus menacés de l’île. Sa population ne comptait que 400 individus il y a dix ans.

L’association Helpsimus leur permet d’être environ mille aujourd’hui. L’aye-aye, un lémurien noctambule présentant des oreilles de chauve-souris, une queue d’écureuil, une fourrure de sanglier et un doigt plus long que les autres, est tout aussi menacé.

Une quinzaine d’espèces de tortue arpentent l’île, dont la tortue radiée, la plus célèbre d’entre elles, connue sur place sous le nom de Sokake. Ne l’achetez pas sur les marchés : son déclin est acté et elle pourrait disparaître d’ici 2050. Le pygargue de Madagascar, cet aigle qui peut atteindre 1,8 m d’envergure est également devenu particulièrement rare. Là encore, des associations veillent à le préserver et c’est pour cette raison que découvrir l’île par des circuits verts est tellement important.

Quels végétaux et animaux faut-il absolument voir à Madagascar ?

Profitez de votre voyage à Madagascar pour admirer la richesse de sa biodiversité. Que ce soit la faune ou la flore qui vous intéresse, les surprises ne manquent pas.

Les végétaux de Madagascar

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L’allée des baobabs, à Morondava, sur la côte ouest de l’île, vous fait découvrir toutes les espèces de baobabs de l’île tout en vous rappelant l’ancienne forêt primaire qui s’élevait en ces lieux. Les arbres présents sont vieux de plusieurs centaines d’années (près de 800 pour la majeure partie d’entre eux).

Le saviez-vous ?
Le mot baobab vient de l’arabe  bu hibab qui signifie fruit aux nombreuses graines.
Avec son tronc spongieux, le baobab est constitué de 80 % d’eau et peut peser jusqu’à 500 tonnes selon sa taille !
6 espèces de baobab sur 8 son endémiques de Madagascar. On trouve deux autres espèces en Afrique et en Australie.

Il faut aussi admirer le ravinala, l’un des emblèmes de l’île. Cet arbre, qui peut mesurer jusqu’à 20 mètres de haut, produit des fruits bleu vif et des fleurs couleur crème. La base de ses feuilles conserve l’eau de pluie : une gourde interne qui désaltère les plus assoiffés.
Il est impossible de ne pas citer la vanille, l’une des principales cultures et productions de Madagascar, issue des orchidées chères à l’île.

Les animaux de Madagascar

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Entre les fleurs courent parfois des caméléons de toutes tailles ; le plus petit d’entre eux, le Brookesia Micra, ne mesure qu’une dizaine de millimètres !

Mais l’un des animaux les plus emblématiques de Madagascar est sans doute le lémurien. Avec plus de 100 espèces différentes, ils sont visibles un peu partout sur l’île mais vous pourrez les admirer plus facilement dans les parcs nationaux où ils vivent plus nombreux.

Parmi les espèces les plus connues, on retrouve notamment le Maki Catta avec sa queue noire et blanche ou le Sifaka, un lémurien danseur qui se déplace en faisant des bonds de côté.

Si vous êtes chanceux, vous rencontrerez peut-être aussi un fossa. Mais cette espèce menacée est très rare et difficile à voir. Ce carnivore de moins de 7 kg est un cousin de la mangouste. À l’instar des lémuriens (qu’il chasse), il se sert de sa queue comme d’un balancier afin de passer d’arbre en arbre. Un spectacle étonnant !

Cet échantillon de la faune et la flore locale ne saurait être complet sans évoquer les fonds marins : coraux, tortues, nudibranches et poissons divers font également partie du riche paysage local. C

Ces quelques mentions ne constituent qu’un petit échantillonnage de tout ce qui contribue à faire de Madagascar un hotspot de la biodiversité. Profitez de votre voyage pour lister vos préférés.